Une école perpendiculaire

 

Depuis notre ouverture, nous avions toujours été classés dans les écoles différentes. Écoles parallèles, disait-on, terme générique qui servait à regrouper des projets éducatifs n'ayant souvent rien en commun. Nous répondions en blaguant : " Nous sommes une école perpendiculaire! "


Le plus amusant dans ce jeu d'étiquettes, c'est que nous pensions être une école " traditionnelle " alors que cette expression est réservée indûment à " l'école caserne ". Notre démarche, nous l'avons affirmée, entre autres, par le choix de nos parrains : Fernand Oury et Françoise Dolto.


La Neuville, c'est un peu leur œuvre même s'ils s'en défendent en disant qu'ils n'ont rien fait, avec la simplicité et la modestie qui les caractérisent.


Ils n'ont rien fait sinon d'avoir été curieux et disponibles, de nous avoir mis en confiance et permis d'oser et d'entreprendre en leur nom, de nous avoir écoutés et répondu, de nous avoir soutenus et aidés à faire connaître ce que nous avions accompli ensemble.
Certes, ils n'étaient pas à la Neuville chaque jour. Leur présence n'en est pas moins demeurée permanente comme l'attestent maintenant deux phrases sur la façade du bâtiment principal.


Dans un milieu de tradition orale, ce qui est écrit parle très fort.